L’intention est de rendre accessible les domaines scientifiques
par une approche sensible de ceux-ci.
Le site se compose de quatre pages, chacune renvoyant à une facette du nombre Pi.
La première explicite son lien avec le réel, le lieu choisi ; ou plutôt avec un
objet du réel, colonne, cylindre, déployant la science cachée sous les couches de la réalité.
What3Words propose à cet emplacement d'espérer compter les points
(hopes.stitch.counts). C'est dans la deuxième page qu'un jeu formel exploite ces
trois mots par rapport au nombre. Cette phrase met en perspective l'infinité de ce
nombre et nous rappelle que Pi est bien plus vaste que nous, une forme de memento mori
mathématique.
La troisième page permet de montrer que Pi construit la forme parfaite et
essentielle en géométrie, le cercle. Pourtant Pi n'est pas parfait, il est
irrégulier et in-fini. Le but de cette page est de modifier nos perceptions et
idées préconçues sur une forme de perfection construite par ce qui n'est pas fini.
Enfin la quatrième page se veut la synthèse des précédentes et exprimer visuellement
ce qu'est véritablement le nombre Pi : une spirale infinie qui nous mène dans
l'espace au fur et à mesure de son tracé, constamment en déploiement.
La navigation linéaire propose de circuler entre les pages de façon fermée, en contraste
avec l'ouverture de la spirale de Pi.
Le lien vers le site internet depuis le lieu géographique est une affiche collée en référence à la première intervention.
L’objectif est de proposer de changer son point de vue, de déplacer le regard pour
déprogrammer et déconstruire les formes de pensées portées sur le monde, sur toutes
réalités physiques ou virtuelles. Le contexte de présentation serait dans le cadre
d’une exposition transdisciplinaire entre Art et Sciences, ce site est une
réflexion philosophique pour nous plonger dans une
dimension géométrique, au delà de la géographie.
Geo_graphie/métrie + Net Art + Matrix = GeoNeTrix
Un rapport entre la géographie et Pi :
La colonne se situe au Clos du Parnasse. Il a existé un mouvement poétique en
France, deuxième moitié du XIXe siècle, appelé "Le Parnasse", ou "mouvement
parnassien". Il apparaît en réaction au lyrisme subjectif et sentimental du
romantisme. Ses principes sont la valorisation de l’art poétique par la retenue,
l’impersonnalité et le rejet de l’engagement social ou politique, préférant
favoriser la distance et l’objectivité. Il n’y est absolument pas question de
l’auteur et de ses sentiments personnels. Le culte du travail est un de ses principes
fondamentaux : ils recherchent la perfection et cette recherche les mène à être
encore plus rigoureux. C’est le cas en particulier dans le choix du vocabulaire et
de la métrique.
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